Nous sommes présentement en train de vivre nos derniers jours d’escale. Quatre semaines qui se termineront ce jeudi par une projection à l’école secondaire.
En ce moment, un visiteur de Wemotaci est venu faire de la musique dans la roulotte. Il n’avait pas eu le temps de se libérer lorsque le Wapikoni mobile est passé dans son village en avril dernier. C’est la beauté de ce projet, trouver des habitants de diverses communautés qui, avec les années, ne sont plus intimidés par la roulotte et se sentent comme chez eux dans ce lieu inusité qui ne change pratiquement pas à travers le temps…
En effet, la roulotte est un lieu de création, mais est aussi devenue un havre de paix. Lorsque la soirée s’annonce plutôt désagréable à la maison, la roulotte est un refuge de tranquillité. Là où il est bon de se changer les idées en discutant, en écoutant un film, en dessinant ou en se défoulant en écrivant sur une feuille blanche ce qui deviendra peut-être une chanson ou un film…
La réputation de la roulotte est faite par les formateurs qui y travaillent au fil du temps. Chaque formateur laisse sa marque. Il n’est pas rare que des habitants du Lac Simon me demandent des nouvelles des formateurs des années passées. Nous laissons notre trace sans vraiment nous en rendre compte.
L’escale se termine bientôt et j’essaie de profiter de mes derniers jours d’été en Abitibi.
C’est en écoutant Rolland chanter avec fierté et puissance que je me force à prendre conscience que l’aventure du Wapikoni mobile me permet chaque année de toucher, de comprendre de plus en plus et de mieux en mieux les cultures autochtones. Un monde vaste qui me fascine plus je le côtoie.
Marie-Alexandre Kérouac
- Photographe : Marie-Alexandre Kérouac
- Photographe : Louis Fontaine

